07/12/2014

Le calendier de Formule 2015 dévoilé: deux nouveaux GP au Mexique et en Corée du Sud

 

Alors que la saison 2014 vient de se terminer et que l’heure est encore à la fête pour certains, la Formule 1 est déjà tournée vers la saison prochaine. En effet,  le calendrier de la saison 2015 de F1 a été dévoilé en milieu de semaine dernière, avant d’être revu et finalement officialisé par la FIA. Et à la surprise générale, celui-ci contient 21 Grand-Prix et non 20 comme initialement annoncé. Une course en Corée du Sud a curieusement été ajoutée à la dernière minute. Il y aura donc 2 courses de plus au calendrier par rapport à l’an dernier (21 contre 19).

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Chose curieuse, le retour de ce Grand Prix que personne n’attendait et dont Bernie Ecclestone ne voulait plus entendre parler, semble avoir été officialisé sans que les organisateurs soient vraiment au courant. Il devrait toutefois se tenir sur le circuit de Yeongam, à moins d’un nouvel rebondissement.  Certaines rumeurs faisant état d’une course dans la région de Séoul. Alors simple surprise ou coup de poker du « phénomène Bernie » ? Réponse à suivre dans les prochains mois.

Quoiqu’il en soit, la saison débutera donc comme habituellement depuis plusieurs années avec le Grand-Prix d’Australie sur le circuit de Melbourne le 15 mars 2015. Il sera suivi par une tournée en Asie avant d’arriver en Europe mi-mai. Nouveauté cette saison également avec le retour du Grand-Prix du Mexique prévu début novembre. La saison se terminera comme cette année sur le circuit d’Abu Dhabi. 
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Calendrier 2015:
15 mars - Australie (Melbourne)
29 mars - Malaisie (Sepang)
12 avril - Chine (Shanghai)
19 avril - Bahreïn (Sakhir)
3 mai - Corée (Yeongam)
10 mai - Espagne (Barcelone)
24 mai - Monaco (Monaco)
7 juin - Canada (Montréal)
21 juin - Autriche (Spielberg)
5 juillet - Grande-Bretagne (Silverstone)
19 juillet - Allemagne (Nürburgring)
26 juillet - Hongrie (Hungaroring)
23 août - Belgique (Spa-Francorchamps)
6 septembre - Italie (Monza)
20 septembre - Singapour (Marina Bay)
27 septembre - Japon (Suzuka)
11 octobre - Russie (Sotchi)
25 octobre - États-Unis (Austin)
1er novembre - Mexique (Mexico)
15 novembre - Brésil (Sao Paulo)
29 novembre - Abu Dhabi (Yas Marina)

27/11/2014

Lucas Légeret: l'espoir du sport automobile vaudois

Il n’a que 13 ans et demi mais Lucas Légeret côtoie déjà les meilleurs pilotes de karting juniors du monde.
Le jeune talent d’Oron vient en effet de participer à sa première saison complète de championnat de World Series Karting (catégorie la plus haute pour les pilotes de 13 à 15 ans
). Rencontre et portrait du futur champion.

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Repéré par le chasseur de talents Dino Chiesa (qui s’occupa notamment de Nico Rosberg et Lewis Hamilton) suite à une très belle fin de saison 2013, Lucas finit par convaincre le manager Italien pendant les essais d’intersaison de lui offrir un baquet pour cette année 2014 au sein du Team Zanardi Strakka Racing.
Dès les premières courses, il ne fait aucun doute du talent et de la vitesse du jeune pilote Suisse. De plus, aidé par les ingénieurs de course et les mécaniciens, Lucas apprend très vite à analyser et tirer profit des données télémétriques dont il peut bénéficier dans son nouveau Team. La présence de cette technologie est d’ailleurs un formidable atout pour le jeune Vaudois : « Dès le début, Lucas a parfaitement interprété et utilisé les éléments et datas fournis afin d’améliorer ses performances et se montrer encore plus rapide ».

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En parallèle, le fait que la plupart de ses concurrents soient plus âgés et expérimentés que lui (il était l’un des plus jeunes), lui a permis d’observer, de côtoyer et d’apprendre de ses adversaires. Mais ne croyez pas que cette saison n’était qu’un simple tour de chauffe, car Lucas a par exemple signé une superbe pole-position sur le circuit de Wackersdord. Peut-être son meilleur et son pire souvenir de la saison : « J’étais en pole et je savais que j’étais très rapide. Je sentais que je pouvais lutter pour la victoire. Et malheureusement mon moteur a cassé dans le tour de chauffe. J’étais extrêmement déçu. Mais c’est la course ».

Il y eut aussi sa très bonne performance lors du dernier week-end de course à Adria (en Italie) qui clôturait ce championnat du monde de WKS KF3 . Parti 24ème sur la grille, il effectue une superbe remontée jusque dans les 10 premiers avant de subir des pertes de puissance moteur. Afin de contrer celles-ci, il a repoussé ses freinages au maximum pour terminer à une très belle 15ème place (sur 66 participants).

Entre circuits et école
Mais alors, comment fait ce jeune pilote pour concilier course automobile et études ? Cela demande beaucoup de discipline et de volonté expliquent ses parents. « Nous arrivons souvent le mercredi sur les circuits » explique Lucas. « J’étudie et prépare régulièrement mes cours entre deux aéroports ou courses importantes». De l’Italie à l’Espagne, en passant par la Grande-Bretagne ou la Suède, le voyage fait intégralement partie de la vie de jeune pilote. Heureusement son école est assez souple, et cela lui permet de s’organiser au mieux selon le calendrier du championnat.

Un entraînement physique important
N’oublions pas non plus que cette compétition de haut niveau demande un entraînement et une condition physique importante. Imaginez que la vitesse du karting peut atteindre près de 135 km/h sur certains circuits (120 km/h en moyenne). Lucas raconte par exemple que sur la piste de La Conca (Italie), il faut obligatoirement sauter sur les vibreurs pour réussir le meilleur temps possible. « A la fin de la course, j’étais couvert de bleus dans le dos et je ne pouvais plus supporter ces chocs ». Tous ceux qui ont déjà fait quelques tours en kartings pourront s’imaginer sans peine l’effort que cela demande.

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Outre un entraînement intense, il y a bien sûr aussile coût d’une saison qu’il faut pouvoir gérer (env. 12'000 euros par course). Lucas n’oublie d’ailleurs pas de me préciser que sansl’aide de ses sponsorscela serait certainement impossible : « J’ai de la chance de pouvoir compter sur des soutiens passionnés et remarquables comme mes sponsors Orlatti, Prodemco, le domaine de la Boissièresans oublier des amis généreux. »
Un repas de soutien aura d’ailleurs lieu le 22 janvier 2015 à Oronet toute personne intéressée est la bienvenue.

La Formule 1
Finalement nous arrivons à la question qui nous brûle les lèvres : Et la Formule 1 ?
« Oui la Formule 1 serait mon but ultime. Pour l’instant c’est encore un rêve, mais il faut savoir se fixer de grands objectifs dans la vie pour réussir. Mais si à la fin ce n’est pas la F1, j’aimerai alors être pilote professionnel dans une autre catégorie. »
En regardant son parcours, on ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser au parallèle avec Sébastien Buemi et de vouloir y croire avec lui. C’est d’ailleurs tout le mal qu’on lui souhaite, qu’un jour Lucas puisse marcher sur les traces du Vaudois et sur celles de son idole Lewis Hamilton…

Toutefois àcourt terme, une ou deux excellentes saisons en karting WKS sont bien sûr les objectifs principaux. Puis le grand saut en Formule4 ou Formule 2.0 si tout se passe comme prévu. Et d’ici là, Lucas aura certainement pu fêter quelques beaux podiums ou victoires. Alors en route ou plutôt en piste pour une belle saison 2015 champion.

 

Lucas en quelques mots

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Date de naissance : 10 mai 2001
Team 2014 : Zanardi Strakka Racing
Site internet:
http://www.lucas-legeret.ch
Circuits préférés : La Conca et Adria

Pilote préféré : Lewis Hamilton
Hobby : Modélisme d’hélicoptères en 3D
Rêve de vacances : Hawaï ce serait sympa
Plat préféré : Salades mêlées
Animaux préférés : Les chats (et chien)

26/11/2014

Lewis Hamilton champion du monde 2014 : un titre mérité pour un pilote à maturité

Lewis Hamilton était fou de joie à l’issue du Grand-prix d’Abu Dhabi ce dimanche. Non seulement il venait de remporter son 11ème succès de la saison, mais il était surtout sacré  pour la deuxième fois champion du monde de Formule 1. Il rejoint ainsi au passage ses illustres compatriotes Graham Hill et Jim Clark au rang de double champion du monde.

Néanmoins, rien ne fut facile pour le Britannique cette saison.  A commencer par un abandon suite à une panne moteur lors du premier Grand-Prix en Australie. Son coéquipier Nico Rosberg en profite et creuse tout de suite le large au championnat. Mais Lewis est rapide et il remarque tout de suite qu’il a entre les mains une voiture de futur champion du monde. Quatre victoires consécutives le ramènent presque à égalité avec son coéquipier Nico. Cependant il reperd du terrain à Monaco où Rosberg l’empêche de réaliser la pole-position, et au Canada avec un abandon sur problème de freins. Mais l’homme a du caractère et le prouve en réalisant une superbe remontée pour remporter sa course à domicile à Silverstone. 

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Et ce qui devait fatalement se produire arriva en Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps, alors que les deux coéquipiers sont aux coudes à coudes et jouent depuis le début de saison à un jeu dangereux. Le jeu de celui qui sera le plus fort dans les duels et qui osera repousser les limites le plus loin possible. Et tout le monde attend que Hamilton commette l’irréparable. Mais finalement c’est bien Nico Rosberg ce dimanche-là à Spa qui franchit la limite en touchant Lewis et l’obligeant à l’abandonner sur crevaison.
Ainsi si Lewis se retrouve largué à 29 points au général après cette touchette fortement réprimandée par Totto Wolf, c’est peut-être ce jour-là qu’il remporte et prend un ascendant psychologique majeur sur le championnat.

En effet, Rosberg sait qu’il ne pourra plus se permettre aucune folie ou erreur, et le Britannique se rend compte qu’il est bien plu rapide que son coéquipier allemand. Poussant son rival à la faute à Monza pour lui ravir la victoire, il remporte ensuite 5 courses à la suite d’une main de maître. Ce qui lui permet d’arriver à Abu Dhabi avec 17 points d’avance mais surtout avec la maturité d’un champion du monde.

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Comprenez par-là que le pilote Anglais a appris de ses erreurs ou de ses succès. Car si son titre de 2008 était finalement un peu chanceux (glané dans le dernier tour), ses erreurs et débâcles en 2010 et 2011 sur et en dehors de la piste (plusieurs accrochages, séparation et retrouvailles avec Nicole Scherzinger qu’il étale au grand jour)  lui ont appris comment gérer une telle situation. Puis sa saison 2013 prouve qu’il a gagné en maturité (il ne préoccupe ni de Nico Rosberg ni des rumeurs des journalistes mais que de son propre pilotage ), et lui sert par ailleurs à couper le « cordon ombilical » McLaren en passant chez Mercedes. Sa consécration cette année et son deuxième titre ne sont donc pas le fruit du hasard, mais bien celui d’un pilote arrivé à maturité. Preuve en est encore s’il le faut, le fait que l’arrivée surprise dimanche matin de toute sa famille et de Nicole Scherzinger ne l’ont pas perturbé le moins du monde à Abu Dhabi. Mieux encore, il déclarait que son départ canon « lancé telle une fusée de la grille » était certainement le meilleur de toute sa carrière. Avouant au passage qu’il était « mille fois plus heureux » de ce deuxième titre synonyme de confirmation et parvenant à profiter pleinement du moment présent, Lewis Hamilton est déjà tourné vers la défense de son tire pour 2015…et plutôt deux fois qu’une.

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